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mardi, 19 avril 2005
TNT : Auditions, Acte 2

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a entamé, lundi 18 avril, les auditions publiques des chaînes candidates à de nouvelles fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT). Ce qui ressemble fort à une session de rattrapage de la TNT devrait durer jusqu'au jeudi 21 avril.
Les places sont rares donc disputées. Le CSA propose huit fréquences aux quelque trente-cinq chaînes déclarées candidates, et dont le projet a été retenu. Ces huit places compléteront l'offre de quatorze télévisions gratuites de la TNT, lancée le 31 mars. Ces huit fréquences ont été de nouveau proposées, après que le Conseil d'Etat a annulé, en octobre 2004, les autorisations des chaînes détenues conjointement par les groupes Canal+ et Lagardère : Sport +, i-Télé, iMCM, Canal J, Planète et CineCinema. L'approche de la date de lancement, d'abord, puis le démarrage de la TNT ont modifié la donne. Hier adversaires acharnés du numérique hertzien, TF1, M6 et Canal+ ont désormais adopté une attitude pragmatique.
Les annulations du Conseil d'Etat pourraient maintenant se révéler une aubaine pour ces trois groupes qui peuvent ainsi reconfigurer leurs offres de programmes. Composées d'abord pour freiner la mise en oeuvre de la TNT, elles ont été revues pour en tirer le maximum de profit. Ainsi Canal+ a bouleversé son offre à péage initiale pour postuler avec deux de ses déclinaisons, Canal+ Sport et Canal+ Cinéma, complétées par Planète, Sport + et CineCinema Premier. Dans ce nouvel appel à candidatures, Canal+ a trouvé le moyen de faire un pied de nez à TF1, son rival traditionnel, via le bouquet numérique TPS. La chaîne cryptée a ainsi choisi de proposer la candidature de sa chaîne d'information en continu i-Télé pour une fréquence gratuite de la TNT. Autorisée comme chaîne "bonus" de sa maison mère TF1, mais dans la partie payante de la TNT, LCI se retrouve donc en porte-à-faux : i-Télé sera accessible à tous les foyers équipés pour recevoir la TNT, alors que LCI sera réservée au périmètre forcément plus restreint des abonnés aux chaînes à péages.
Mais TF1 pourrait, pour sa part, profiter de se second tour de la TNT pour enfin trouver une fréquence hertzienne pour TV Breizh. La chaîne bretonne, redéfinie il y a deux ans en télévision "mini généraliste", se classe aujourd'hui dans les premiers rangs des chaînes du câble et du satellite.
Mais en dehors de la guérilla TF1 -Canal +, le nouvel appel à candidatures de la TNT pourrait permettre au CSA d'accueillir un nouvel entrant dans le secteur jusqu'ici très fermé de la télévision hertzienne.
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TNT, Auditions, Acte 2, Les candidats et leur chances
Probabilités de sélection par le CSA
0 : Nulle
* : Faible (-30% de chances)
** : Moyenne (30 à 49% de chances)
*** : Bonnes (50 à 75% de chances)
**** : Très bonnes (> 75% de chances)
27 télévisions gratuites.
- 0 -
Beur TV (chaîne maghrébine), KTO (chaîne catholique), TFJ (Chaîne juive), Trace TV (musique et "minorités visibles") : par souci d'équité, si un canal est donnée à une de ces chaînes communautaires, il faut contenter les autres
TV Breizh (chaîne celtique, TF1) : TF1 a tellement torpillé la TNT et mis des batons dans les roues au CSA au sujet de la TNT que je vois mal le CSA les aider. Par ailleurs TF1 ayant déjà 5 autorisations sur la TNT (TF1, TMC, LCI, Eurosport, TPS Star et TF6), je les vois mal en obtenir une autre fréquence pour un autre projet, quel que soit la qualité de celui-ci
Equidia (hippisme) : Chaîne de niche, n'a pas sa place que la TNT.
France Enquête (documentaire/investigation), Proxyvision (associative) : Acteurs pas crédible.
M6 boutique (TV Achat, M6) : Faut pas rêver, les fréquences sont rares pour que le CSA se permette du gachis.
- * -
Demain (emploi) : projet interessant qui n'a pas sa place sur la TNT
RTL9 , (Groupe AB) : 1ère chaîne du cable et satellite mais émet du Luxembourg (régime + souple)
Maximum (Chaîne masculine, Groupe AB), Vive la Vie (Chaîne seniors, Groupe AB) : projets originaux et crédibles mais AB est déjà présent sur la TNT (TMC, NT1, AB1)
- ** -
MTV Extra (chaîne musicale, Viacom), Nickelodeon (chaîne jeunesse, Viacom) : Chaînes interessantes mais MTV est groupe US...
Téva (féminine, M6), M6 famille (familiale, M6) : comme TF1, M6 a tout fait pour torpillé la TNT et ont déjà ete bien servis lors du premier appel d'offres (M6, W9, Paris Première, TF6, TPS Star)
- *** -
BFM et RMC Sport (information, Nextradio) : acteur crédible, renforcerait la pluralité mais aucune chance pour obtenir 2 canaux sur la TNT.
iMCM (musique, Lagardère) : retenue lors du premier appel d'offre mais il ya déjà trop de chaînes de ce genre sur la TNT (W9, NRJ12)
Télé Toujours (séniors, groupe Bolloré), Nostalgie la télé (sénior/musique, NRJ Groupe) : des projets interessants s'adressant à un cible de plus en plus nombreuse (les séniors) qui ne dispose pas actuellement d'une chaîne dédiée.
- **** -
i-Télé (information, Groupe Canal+) : pas de chaine d'infos sur la TNT, iTélé comblerait ce manque et renforcerait la pluralité sur la TNT, selon moi, iTélé est sure d'être retenue.
Gulliver (jeunesse, Lagardère-France Télévisions), Club Récré ( jeunesse, JLA productions), ABCD (Groupe AB) : pas de chaîne jeunesse sur la TNT
Coriolis TV (vulgarisation scientifique) : chaîne scientifique, un plus pour la TNT
8 chaînes à péage.
Zaléa TV (associative)* : crédibilité de l'acteur
L'Equipe TV (sports en continu, groupe Amaury)
- **** -
Canal+ Cinéma, Canal+ Sport : Canal+ est le premier opérateur francais de TV, réduire sa place au minimum, c'est mettre en péril son avenir et celui du cinéma français.
Sport+, Ciné Cinéma Premier, Planète (Canal+), Canal J (jeunesse, Lagardère) : Je vois mal le CSA se contredire et rejeter des chaînes qu'il a cautionné il y a 4 ans.
Par contre si Gulliver (Lagardere/France TV) est retenu, Canal J a aucune chance (la réciproque est aussi valable)
Selon moi, le CSA va contenter Canal+ sur le payant et retenir 3 projets en gratuit car le marché peut absorber entre 15 et 20 chaînes gratuites, or à ce jour il y en a que 14 .
En gratuit
- iTélé
- Une chaîne jeunesse
- iMCM
- Une chaîne senior
En Payant
- Canal+ Cinéma,
- Canal+ Sport,
- Sport+
- Ciné Cinéma
- Planete
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lundi, 18 avril 2005
La TNT : J'ai vu... Direct 8
La TNT : J'ai vu : cette série propose une critique de chacune des nouvelles chaînes de la TNT.
Première "nouvelle" chaîne de la TNT par son numéro, Direct 8 ouvre donc le bal de la série.
Apparue sur nos écrans le 31 mars dernier, cette chaîne est éditée par le groupe Bolloré, groupe français, indépendant, de taille européenne, diversifié et qui souhaite profiter de la TNT pour investir dans la communication et l’audiovisuel en apportant quelque chose de nouveau à la télévision.

Direct 8 en chiffres, c'est:
- 150 salariés permanents
- 30 millions d'euros de budget
- 7 ans avant d'atteindre l'équilibre financier
- 24H/24 de diffusion (à terme) dont 16 heures en direct
Présentation de la chaîne
Philippe Labro Conseiller média du groupe Bolloré, et Directeur général de Direct 8 a déclaré que pour la chaîne, il s'agit d'un "pari difficile et long" et qu'elle allait faire appel " à des nouveaux talents et des visages inconnus" pour son antenne. La chaîne qui mise beaucoup sur l'interactivité, sera présente tant à Paris qu'en région.
Pour Vincent Bolloré, c’est la volonté de « créer une nouvelle offre » qui a dominé lors de la formalisation du projet Direct 8. La chaîne n'est donc pas un « clone d’une chaîne déjà existante » mais une chaîne « civique, digne sans être compassée, ludique sans être vulgaire, informative sans être lourd. » Une chaîne « alternative ! »
La chaîne est basée dans la Tour du groupe Bolloré à Puteaux en région parisienne où elle dispose de 2 500 m² (dont 1 000 m² de plateaux). Elle rassemble plus de 150 salariés permanents, dont 50 pour les programmes et 80 pour la technique.
Direct 8 est dotée d’un budget de 30 millions d’euros, dont 20 M€ sont consacrés à la grille de programmes. Le groupe a déjà provisionné 180 millions d’euros sur sept ans pour ce projet, jusqu’au moment où le chaîne devrait atteindre l’équilibre. Le retour sur investissement est attendu cinq ans après.
La régie publicitaire sera intégrée à la chaîne.
Direct 8 a deux particularités:
- C'est une chaîne gratuite, et l’intégralité de son temps d’antenne sera constituée d’émission, et de sport en direct. C’est tout à fait novateur car à ce jour, très peu d’émissions en direct sont proposées sur les chaînes nationales.
- Elle a aussi le statut de nouveau venu, et le passé du groupe montre qu’il est capable de réussir dans des secteurs difficiles. Le groupe a tous les atouts pour proposer une offre nouvelle. Le groupe investit aussi dans le streaming haut débit et le cinéma.
La mission de Direct 8 est de répondre aux attentes des téléspectateurs qui veulent autre chose, en apportant un ton nouveau selon plusieurs principes :
-La gratuité avec un besoin fort de diversifier l’offre.
-Le direct car c’est ce que la France aime, grâce à ses aspects inattendus, authentiques, frais (seules 16 émissions dont 14 sportives étaient en direct à 21h00 sur 21 chaînes et en 1 semaine).
-La chaîne est TOUT PUBLIC, couvrant une cible de population de 8 à 88 ans !
-La chaîne propose une programmation alternative en montrant autre chose à voir, montrer des endroits en direct, qu’ils soient insolites, prestigieux, anodins, etc…
-Direct 8 est interactive : le public acteur participe.
-Une grande attention est portée à tous les talents : la chaîne s’intéresse à ceux qui travaillent, ceux qui « font », à ceux qui sont dans les coulisses.
L’obligation de maîtrise de l’antenne sera assurée grâce au Time Delay qui permet de diffuser un direct avec un léger différé de quelques minutes. En cas de problèmes, l’image basculera vers le car régie ou les coulisses et reviendra demander en direct des explications sur l’incident.
La grille de programmes de Direct 8 repose sur le direct, « comme la vie » selon Philippe Labro, vice-président de la chaîne. Pour des raisons de contrôle de l’antenne, un décalage d'1 minute est appliqué.
Pas moins de « 6 000 heures de programmes frais » composent la grille annuelle ! Avec un budget consacré aux programmes de 20 millions d’euros, de nombreuses émissions sont tournées dans les studios de la chaîne.
Ne captant pas la chaîne via Canalsatellite, je l'ai donc regardé sur 2 jours (Vendredi et Dimanche) via le streaming disponible sur le site internet de la chaîne.
Les +
- Un concept très novateur (faire une chaine 100% en direct en un pari risqué)
- De nouvelles têtes (Pas de personnes connues du PAF)
- De la spontanéité (Pas de retouche mais uniquement 1 à 2 minutes de différé afin de maiîtriser l'antenne)
- Du culot (une grille des programmes originale)
- Des présentatrices pas trop mal physiquement (oui, bon fallait la caser celle-là...)
- Des émissions basées sur des thèmes (nature, environnement) sous représentés sur les autres chaînes.
- Pas de régie publicitaire pour le moment donc pas de pub sur la chaine
Les -
- Un plateau unique donc 15 minutes d'interruption entre chaque émissions afin de préparer le plateau et changer le décors (Avec l'argent qu'ils ont et la superficie de leur plateaux (1000m2), ils n'ont pas pensé à faire 2 plateaux équipés de caméras ???)
- Pas ou peu de programmes pour faire patienter les téléspectateur pendant ses 15 minutes (2 bandes annonces qui se battent en duel, la version instrumentale (fort agréable) de moonlight shadow de mike oldfield avec les images des coulisses, du plateau, de la rédaction, de la régie, des loges, de paris...
- Un coté amateur genre TV étudiante (je sais de quoi je parle) où l'on voit qu'ils ont peu de moyens (ce qui n'est pas le cas car 100 M€ d'investissements ont été effectués par Bolloré pour doter la chaine d'une régie et de matériels dernier cri.
- Des animateurs qui se coupent la parole et qui ne s'écoutent pas
- Un journal télévisé sans images, avec juste une présentatrice statique...c'est un peu limite...
Commentaire Général
Une chaîne plutot sympatique et novatrice au premier aspect mais qui va droit dans le mur si elle ne se professionalise un peu plus... rien de pire que de poireauter 20 minutes entre chaque programme pour un télespectateur roi de la zapette...
Longue vie à Direct 8 (TV Bolloré pour les intimes) en espérant qu'elle s'améliorera avec le temps et ne connaîtra pas le sort de la 5...
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vendredi, 15 avril 2005
Le débat de Chirac vu par les très jeunes...

16:30 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
La batterie rechargeable en 1 minute

Toshiba vient de battre un joli record : sa nouvelle batterie lithium-ion recharge 80 % de sa capacité en moins d’une minute. Et la recharge totale s’effectue en quelques minutes supplémentaires seulement. Rappelons qu’actuellement il faut de une à quatre heures pour recharger la batterie d’un mobile, à condition d’avoir un chargeur de bonne qualité.
Encore à l’état de prototype, la batterie de 600 mAh (milliampère heure) mesure 3,8 x 62 x 35 mm. Et ses avantages ne se limitent pas au coup d’accélérateur donné au temps de recharge.
Osons comparer une batterie lithium-ion à une bouteille remplie d’eau de mer. Imaginons que chaque jour, vous videz et remplissez la même bouteille avec de l’eau de mer. Nul doute qu’au bout d’un certain temps, du sel restera collé au fond de votre bouteille. Voilà pourquoi votre bouteille ne pourra plus contenir un litre entier d’eau mais disons 80 cl. Il en va de même pour les batteries lithium-ion. Après un certain temps d’utilisation, elles voient leur capacité de charge diminuer. 
C’est sur ce point que Toshiba a apporté une amélioration. Le fabricant a eu recours aux technologies habituellement utilisées pour la conception des batteries lithium-ion ainsi qu’à la nanotechnologie. Résultat : cette nouvelle batterie ne perd que 1 % de sa capacité initiale au bout de 1000 cycles de recharge. Toshiba a l’intention de la commercialiser dès 2006 auprès de l’industrie, notamment automobile. Et à l’avenir cette batterie pourrait également équiper des téléphones mobiles, par exemple.
16:25 Publié dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La télédéclaration : un succès dépassant les prévisions les plus optimistes de l'administration
Le cap des 2,5 millions de déclarations de revenus par internet, a été franchi vendredi, a annoncé dans un communiqué le ministère des Finances, qui invite de nouveau à éviter les heures d'affluence pour faire une telle déclaration.
Le nombre de télédéclarants est ainsi de plus du double de celui de l'an dernier (1.252.319 déclarations), qui était lui-même plus du double de celui de 2003 (601.025).
"Deux millions cinq cent mille télédéclarations ont été effectuées par Internet à ce jour; devant l'engouement des internautes pour ce service, des délais supplémentaires ont été accordés", rappelle le ministère dans un communiqué.
"La direction générale des impôts invite les télédéclarants à utiliser pleinement les délais propres à leur zone pour éviter les encombrements du service", indique le ministère.
Les nouveaux délais sont donc les suivants :
Pour la zone A (Lyon, Toulouse...), la date limite passe du 12 au 25 avril.
Pour la zone B (Lille, Marseille...), elle glisse du 25 au 29 avril.
Pour la zone C (Bordeaux, Paris...) et dans les Dom, elle passe du 19 au 27 avril.
Rappelons que pour les contribuables imposables, une ristourne de 20 euros est accordée en cas de déclaration en ligne. Parions au vu du volume de télédéclaration que cette incitation devrait disparaître dès l'année prochaine...
"Il est en effet préférable pour les internautes d'effectuer, autant que possible, leur télédéclaration en cours de semaine car le site est particulièrement sollicité au cours des week-end", rappelle Bercy, qui précise "qu'un message régulièrement actualisé sur impots.gouv.fr fournit des informations sur les périodes les plus propices pour déclarer en ligne".
La déclaration par internet, outre les délais supplémentaires qu'elle procure, évite d'avoir à envoyer des justificatifs pour un grand nombre de dépenses ouvrant droit à des réductions d'impôts, et permet de bénéficier d'une remise de 20 euros sur l'impôt à acquitter.
14:00 Publié dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 12 avril 2005
La (nouvelle) carte d'identité bientôt payante
"Le prix de la sécurité". C'est avec cette formule que Dominique de Villepin annonce mardi matin dans France Soir la nouvelle : la prochaine carte d'identité (CNI) sera payante. Le Premier ministre vient en effet de donner son feu vert au "projet INES" (Identité nationale électronique sécurisée) prévoyant de doter les cartes et les passeports français d'une puce contenant des éléments de sécurité biométriques.
Les "empreintes digitales et une photo numérisée permettront ainsi de vérifier l'identité de leur titulaire grâce à la reconnaissance palmaire et faciale", sans exclure "dans le futur, un troisième élément qui pourrait être l'iris de l'oeil", explique Dominique de Villepin. Le coût du système "INES" est estimé à "205 millions d'euros par an.
Parce qu'il voit dans la biométrie "un enjeu majeur pour la sécurité de notre territoire et celle de nos compatriotes", le ministre de l'Intérieur estime que "pour que ce système soit vraiment efficace, la carte d'identité devrait devenir obligatoire". Et cela, ajoute-t-il, "au terme d'un délai rapide, de l'ordre de cinq ans". En outre, la biométrie devrait être introduite dans les cartes de séjour.
"Plusieurs pays d'Europe disposent déjà d'une carte d'identité électronique, c'est un choix européen afin de mieux protéger les citoyens de l'Espace Schengen", poursuit Dominique de Villepin. Notant que la France est "sur le plan industriel, le pays en pointe dans ce domaine", il "souhaite que l'Europe puisse adopter les normes technologiques que nous avons mis au point dans le cadre de la coopération franco-allemande".
19:33 Publié dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La SSII, la société où il ne fait pas bon travailler
« Ma petite entreprise ne connaît pas la crise, embauche, débauche, inlassablement... »
Les SSII connaissent la chanson. Avec le printemps, on a vu refleurir les prévisionnels de recrutement soutenus, comme à la belle époque d’avant la bulle internet.
La crise et les plans sociaux qui ont secoué le secteur de 2002 à 2004 paraissent déjà loin. Mais pas dans la tête de ceux qui les subissent. Et si l’on en croit une étude de Guillaume Tell Tendances, le pôle études de l’agence de conseil en marketing social Guillaume Tell, l’image de « marchands de viande » qui colle aux SSII n’est pas près de s’estomper.
Des valeurs rejetées
Les collaborateurs en poste jugent, à 51 %, leur secteur peu attrayant, et 19 % souhaiteraient même ne plus avoir à travailler en SSII. Les salariés ne remettent pas en cause l’intérêt des missions ni le dynamisme ou la créativité du marché.
En revanche, ils rejettent les valeurs véhiculées par les SSII. Ces dernières n’offrent pas de sécurité de l’emploi pour 85 % d’entre eux, de considération sociale (74 %), d’opportunités d’évolution interne (59 %) ou d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée (83 %). « Deux ans après leur embauche, les salariés font généralement le bilan. Les promesses non tenues engendrent des frustrations, voire des désillusions », observe Paul-Marie Chaumont, directeur de Guillaume Tell Tendances.
Avec respectivement 15 % et 22 % d’opinions négatives, les étudiants et les demandeurs d’emploi n’en sont pas là et accordent encore du crédit au secteur, tout en restant sur leur garde. « Ils souhaitent rejoindre une SSII plus par opportunisme que par vocation, les sociétés de services étant parmi les seules à recruter actuellement. »
Cette vigilance se traduit dans les critères de choix d’un employeur. Les valeurs humanistes, comme l’ouverture d’esprit et un bon management, priment sur les performances de la société. De peur de tomber dans le moule des grandes sociétés, plus d’un tiers des étudiants et des demandeurs d’emploi seraient ainsi prêts à travailler en PME.
Séparer le bon grain de l’ivraie
La mauvaise image générale du secteur doit être tempérée acteur par acteur, et les candidats potentiels ne mettent pas toutes les SSII dans le même panier. Unilog et Accenture s’en sortent bien. La communication et la politique de recrutement de la première, les salaires et les perspectives de carrières proposées par la seconde sont plébiscités.

Empêtré dans ses ennuis judiciaires, Altran figure, en revanche, en tête de la liste noire des employeurs à fuir. Capgemini arrive juste après, mais sa taille la rend incontournable.
Sur les blogs et les forums de discussions, les candidats s’informent des conditions de travail telles qu’elles sont réellement pratiquées chez leur employeur potentiel. Raison de plus pour les SSII de soigner leur réputation. Avec la reprise qui se dessine, le retour de bâton s’annonce violent et les candidats n’hésiteront pas à jouer de nouveau la surenchère.
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Les collaborateurs en poste jugent les SSII

And the winner is ... Accenture
Les employeurs les plus attrayants (*)
1er : Unilog (37 %)
2e : Accenture (30 %)
3e : IBM GS (29 %)
4e : Capgemini (21 %)
5e : Thales IS (18 %)
6e : Atos Origin (15 %)
Les SSII pour lesquelles ils ne postuleront jamais (*)
1er : Altran (39 %)
2e : Capgemini (38 %)
3e : Accenture (25 %)
4e : Alten (19 %)
5e : Unilog (13 %)
5e ex æquo : Bull Services (13 %)
Celles qui offrent les perspectives les plus avantageuses (*)
1er : Accenture (42 %)
2e : IBM GS (31 %)
3e : Unilog (30 %)
4e : Capgemini (22 %)
5e : Atos Origin (16 %)
6e : HP Services (14 %)
Les SSII qui proposent la rémunération la plus élevée (*)
1er : Accenture (37 %)
2e : CSC peat Marwick (30 %)
3e : IBM GS (29 %)
4e : Capgemini (21 %)
5e : Altran (18 %)
6e : Unilog (15 %)
(*) Plusieurs réponses possibles.
Source : Guillaume Tell Tendances
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